Le Budō et les Arts

Bun bu ichi, « les Arts et le guerrier ne font qu'un » : durant la période Edo, les shoguns Tokugawa ont promu les arts (calligraphie, ikebana…) afin de canaliser la violence des guerriers et d'introduire du raffinement ; les arts sont depuis considérés comme faisant partie de la formation des guerriers.

Ikébana

Au contraire de la forme décorative des arrangements floraux dans les pays occidentaux, l’arrangement floral japonais crée une harmonie de construction linéaire, de rythme et de couleurs. Alors que les Occidentaux tentent d'accentuer la quantité et les couleurs des fleurs, portant leur attention essentiellement sur la beauté de la fleur, les Japonais accentuent l'aspect linéaire de l’arrangement. Ils ont développé un art qui valorise aussi bien le vase, les tiges, les feuilles et les branches que la fleur elle-même. La structure complète de l'arrangement floral japonais est axée sur trois points principaux symbolisant le ciel, la terre et l’humanité à travers les trois piliers, asymétrie, espace et profondeur.

La calligraphie

"Un bon calligraphe exécute un tracé avec tout son corps et pas seulement avec ses mains"

 

Les travaux calligraphiques sont estimés non moins que les oeuvres de la peinture. Mais cet aspect de l'art plastique possède aussi le sens philosophique. En compréhension la plus simple, la calligraphie est l'art de belle écriture. Le maître crée l'oeuvre artistique par le pinceau de bambou et l'encre de Chine sur le papier au riz. Elle remet l'harmonie et la beauté. Dans les travaux calligraphiques s'incarne le rapport simple et élégant, un des principes de base de l'esthétique japonaise vabi-sabi.

En calligraphie japonaise il’y a rien de fortuit : pour chaque ligne et le point sont important le début, la direction, la forme et la fin des lignes, la balance entre les éléments et même l'espace vide signifie beaucoup. Les hiéroglyphes sont harmonieux, proportionnels, équilibrés.